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Vaimalama Chaves, entre sable et paillettes

LES RESEAUX SOCIAUX

Gris acier rehaussé de paillettes d’or : le regard de Vaimalama Chaves, élue Miss France 2019, laisse deviner un caractère bien trempé et une spontanéité lumineuse.

Deux océans et un continent – l’Australie – la séparent de son île natale, Tahiti, en Polynésie française. Mais ici, sur la péninsule du Morne, au Paradis Beachcomber où elle séjourne, Vaimalama, 24 ans, retrouve avec ravissement ses repères : « Le soleil, la mer, les vagues et les cocotiers… comme à la maison. » La jeune femme métisse, descendante d’une famille polynésienne et d’un lointain ancêtre portugais, ressent aussi spontanément l’île Maurice comme une terre de rencontres entre les peuples. Elle connaît les grandes phases de son histoire, notamment son passé colonial, flétri par l’esclavage. « Le monde contemporain est lui aussi marqué par encore trop de cloisonnements, d’affrontements et d’exclusions. L’avenir est dans l’ouverture », soutient la fille du Pacifique. « On se concentre trop sur ce qu’on veut avoir et pas sur ce qu’on peut partager. » Sa voix, enjouée et assurée, est teintée d’un léger accent polynésien, charmant et chantant, où le « r » sonne presque comme un « l ».
 

Engagement

Élue Miss Tahiti en 2018, puis Miss France en décembre 2019, le monde s’ouvre à elle. À Paris et en France métropolitaine, la jeune femme s’immerge dans « une nouvelle vie trépidante, toute en paillettes et en obligations professionnelles – parfois contraignantes, toujours enrichissantes. » Quand la parenthèse dorée sera refermée, Vaimalama, diplômée d’un master en management, envisage de poursuivre ses études avec une licence en sciences politiques et d’enseigner en Métropole. De quoi y développer une expérience professionnelle et sociale qui lui sera utile pour l’avenir qu’elle veut construire. « Mon rêve est de changer le monde… C’est ce que disent toutes les Miss ! », glisse-t-elle avec un sens de l’autodérision qui participe au charme désarmant de cette Miss France pas comme les autres – qui fait l’impasse sur Miss Monde et Miss Univers pour participer à la préparation des candidates au concours national français 2020 à Tahiti. « Je veux devenir présidente de la Polynésie française un jour et ainsi participer au mieux vivre de ma région », reprend Vaimalama avec sérieux. « Je veux aussi, comme je le fais déjà pendant mon mandat de Miss France, m’engager pour l’épanouissement des enfants par l’éducation et contre le harcèlement scolaire. » Ce souhait fait écho à sa propre expérience. La plus belle femme de France évoque sans ambages la douleur de ce harcèlement, vécu, subi, les humiliations et la pression que doivent endurer tant de jeunes mais auxquels peu savent faire face.


Sur la plage du Paradis Beachcomber , la jeune Tahitienne se sent chez elle.

Garçon manqué

Vaimalama, elle, a su gérer ce qui a pu « parfois être cassant », en se forgeant un caractère bien trempé, mais empreint de modestie, qui contribue à sa notoriété. Pour preuve ses déclarations publiques, notamment en réponse aux critiques sur ses rondeurs passées. Elle qui était un « garçon manqué », en surpoids à la fin de l’adolescence, participe à Miss Tahiti sur un coup de tête en 2015. Échec. Trois ans plus tard, pour se faire des copines, « car n’ayant que des garçons dans mon cercle d’amis », et avec une meilleure préparation, elle tente à nouveau l’expérience. Avec le résultat qu’on connaît. Aujourd’hui, elle salue le fait que « les critères de beauté correspondent maintenant plus aux normes de santé », et elle déplore aussi bien la dictature de la beauté physique qui fait oublier la séduction de l’être, que les formes de harcèlement qui réduisent le corps – féminin ou masculin – à un objet.

Cette couronne de Miss France aura ainsi été, espère-t-elle, l’occasion de véhiculer une autre image de la femme, pour ce qu’elle est vraiment : belle et entière, avec ses convictions, son caractère et le respect qu’on doit à toute personne.