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Quand janvier détrône le quatrième mois de l’année

LES RESEAUX SOCIAUX

Le poisson d’avril, plaisanterie faite le 1er avril, tirerait son origine de l’Edit de Paris, acte législatif par lequel le roi Charles IX promulgua que l’année devait débuter le 1er janvier et non plus le 1er avril comme c’était le cas jusque-là.

L’origine du poisson d’avril : tout ce qu’il y a de plus… sérieux

Catherine de Médicis, mère du jeune roi de France Charles IX, organise un grand tour de France afin que le jeune souverain découvre son royaume qui vient d’être ravagé par la première guerre de religion. Ce tour de France débute à Paris le 24 janvier 1564 et prend fin dans la capitale le 1er mai 1566. Charles IX constate alors que selon les diocèses, l’année débute soit à Noël, soit le 1er mars, soit le 25 mars, ou encore à Pâques. Pour mettre fin à la confusion et uniformiser l’année dans tout le royaume, il confirme l’article 39 de l’édit de Saint-Germain donné à Paris au début de janvier 1563 et faisant commencer les années au 1er janvier. Mais ceux qui n’étaient pas au courant de cette nouvelle mesure ou que celle-ci dérangeait continuèrent à s’offrir des cadeaux et des étrennes le 1er avril. Certains eurent donc l’idée de leur offrir de faux cadeaux pour se moquer d’eux, coutume qui s’est poursuivie jusqu’à nos jours et qui est devenue une plaisanterie universelle.
 

Le 1er avril dans le monde : poissons en papier, fausses « vraies » nouvelles…


 

La pêche est interdite en France au début du mois d’avril car c’est la période de reproduction des poissons. Certains auraient eu l’idée de faire des farces aux pêcheurs en leur offrant de faux poissons. Joignant la parole au geste, ils s’écrièrent alors : « Poisson d’avril ! »

Avril est situé dans le mois de carême, période où il n’est permis de manger que du poisson. Au début du XXe siècle, on s’envoyait des cartes de 1er avril, illustrées par des petits poissons, pour se souhaiter amour, amitié et bonheur. Si on ne met plus de harengs dans l’eau douce de nos jours, on ne se prive pas d’accrocher le plus discrètement possible des petits poissons en papier dans le dos de nos « victimes préférées » et d’en rire aussi longtemps qu’ils ne s’en rendent pas compte. Si le poisson en papier collé dans le dos est devenu blague universelle, celle de diffuser des fausses nouvelles à la radio, à la télé ou dans la presse papier est aussi bien ancrée dans les mœurs journalistiques.

Mais le 1er avril donne aussi des idées de génie à d’autres corps de métier. En 2018, les pompiers de Paris avaient assuré sur Twitter que six de leurs spécialistes expérimentaient depuis février une nouvelle technique : le saut en parachute pour accéder au plus près des flammes lorsque les sinistres ne sont pas accessibles en véhicules. Le post était accompagné d’une vidéo. Certains n’y ont vu que du feu…

 

Le 1er avril à Maurice : entre poissons en papier et canulars journalistiques

A Maurice, génération après génération, les jeunes continuent de s’amuser avec des poissons en papier. La presse mauricienne, quant à elle, quel que soit le support, a aussi pour habitude de sortir des « énormités » le 1er avril. En scellant de fausses alliances politiques ou en annonçant la présence dans un hôtel mauricien d’une grosse pointure du football ou du cinéma.