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Johnny Clegg au Shandrani Beachcomber : « Notre vie se définit par nos combats »

LES RESEAUX SOCIAUX

Le Shandrani Beachcomber Resort & Spa a accueilli le légendaire musicien sud-africain Johhny Clegg durant sa visite à Maurice en octobre dernier pour son premier concert dans l’île en plus de 30 ans.

Surnommé le Zoulou blanc, Johnny Clegg était de retour dans l’île pour un concert le samedi 13 octobre dernier. Il ne garde qu’un vague souvenir de sa première et seule représentation sur une scène mauricienne il y a 31 ans, mais il lui paraissait « important de renouer avec mes fans et nous avons répondu positivement à l’invitation de l’agence Immedia dans le cadre du centenaire de la naissance de Nelson Mandela ».

Le musicien sud-africain reconnaît qu’il avait « très envie de découvrir à quel point l’île Maurice avait changé. Je suis de retour pour me rafraîchir la mémoire ! » Des quelques jours passés au Shandrani Beachcomber, il dira : « Le séjour a été très bref, mais j’ai apprécié l’hôtel, la mer et l’accueil. »

Figure emblématique de la lutte contre l’apartheid, Johnny Clegg estime que les prochaines élections constitueront un jalon important pour l’avenir de l’Afrique du Sud. « Nous sommes un pays dynamique et en développement avec tous les problèmes inhérents à une nation récemment libérée. Nous espérons créer un pays où les inégalités, la pauvreté et le chômage peuvent être considérablement réduits. Nous avons une presse libre et une Constitution moderne et progressiste. Nous nous sommes toutefois un peu égarés, car la corruption et une idéologie de libération dépassée ont entravé notre capacité à faire face à l’héritage économique de l’apartheid. »

Jetant un regard sur sa carrière musicale d’une quarantaine d’années débutée avec le groupe Juluka, il dit sa fierté d’avoir contribué à « créer une nouvelle musique qui mélange le zoulou et l’anglais dans une même chanson, expérimentant la fusion culturelle d’une manière qui nous a permis d’espérer que nous vivrons tous un jour dans une société inclusive et sans divisions raciales ».

L’année 2018 a également marqué le centenaire de la naissance du père de l’Afrique du Sud démocratique, Nelson Mandela. « Il était l’emblème de la lutte anti-apartheid et nous avions entendu parler de lui sans l’avoir vu. À l’époque, il était considéré comme illégal et criminel d’avoir une photo de lui. C’est pourquoi j’ai écrit Asimbonanga, celui que nous n’avons pas vu. C'est lui qui, à mon avis, pouvait faire le pont entre tous les groupes ethniques, toutes les langues et toutes les races. Il a aussi joué un rôle incroyable comme bâtisseur de nation. »

Diagnostiqué d’un cancer du pancréas en 2015, le chanteur déclare toutefois que sa carrière musicale est loin d’être finie. Ce qui le fait avancer, c’est l’« Inkani yempilo », une expression zouloue qui se traduit littéralement par « la volonté obstinée de vivre ». Il tient toujours debout après 40 ans de carrière musicale et continue d’écrire et d’interpréter une musique alternative malgré ses problèmes de santé. « Je me rends compte que notre vie se définit et se façonne par nos combats. C’est un laboratoire pour construire la trajectoire d’une personne. Notre façon de réagir face à l’adversité devient notre recette de vie. »

Après s’être produit au Zimbabwe en novembre, il prévoit une tournée d’adieu en Europe et en Australie. Son autobiographie est également en préparation. « C’est en cours, mais je dois encore la terminer. Ce sera le dernier héritage que je laisserai... »