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Calogero au Paradis Beachcomber : « La musique soigne mes peurs »

LES RESEAUX SOCIAUX

Le chanteur, compositeur et musicien français Calogero a posé ses valises au Paradis Beachcomber Golf Resort & Spa en novembre dernier, le temps d’un concert au centre de conférence international Swami Vivekananda, à Pailles.

Un habitué des hôtels Beachcomber et de l’île Maurice, Calogero revient régulièrement sur la péninsule du Morne depuis 2003. « Je me repose avec mes enfants », confie-t-il. « J’aime bien le côté famille. Je retrouve le même personnel à chaque fois et ils sont d’une extrême gentillesse. Même s’il y a un grand groupe hôtelier derrière, on sent une tradition mauricienne. »

Après 2010 et 2016, il était de retour dans l’île pour un troisième concert en huit ans le samedi 3 novembre dernier. Il en a profité pour présenter au public mauricien son septième album solo, « Liberté chérie », sorti l’année dernière.


 

De son vrai nom Calogero Joseph Salvatore Maurici, l’artiste cumule une trentaine d’années de carrière depuis ses débuts en 1987 avec les « Charts ». Expliquant sa longévité, il insiste sur l’importance de « ne jamais tricher ». Pour lui, le public sent la sincérité de l’artiste.

Affichant des penchants très éclectiques, de la musique de film au jazz et à la chanson française, il se dit « très ouvert musicalement et rien ne me fait peur ». « La musique soigne mes peurs et avec le temps, je me rends compte qu’elle me fait un bien fou », souligne Calogero.

Contrairement à d’autres, il pense que c’est un métier qui a toujours été dur. « Comme j’ai commencé tôt, j’ai toujours été témoin de ça. Il y a très peu d’élus. » Il trouve encore plus difficile pour un jeune de commencer la musique aujourd’hui. « Moi, je suis parti de rien. Je suis un fils d’ouvrier, j’étais le dernier de la classe, on n’avait pas d’argent à la maison. Et la musique, on n’en fait pas pour l’argent même si on sait que si on réussit, c’est un peu l’eldorado, qu’on va avoir une vie meilleure », soutient-il.

Et lorsqu’on l’interroge sur la contribution d’émissions comme « The Voice », « Nouvelle Star » et « Star Academy » à l’éclosion de jeunes talents, le chanteur français admet que si de telles opportunités avaient existé à l’époque de ses débuts, il y aurait probablement participé. « C’est juste un tremplin. C’est les outils d’aujourd’hui. Les outils changent et il faut s’adapter », dit-il.



 

Pour Calogero, même si Internet a fait « des choses extraordinaires », permettant de se faire connaître plus facilement, il a aussi fait beaucoup de dégâts pour ceux qui vivent de leur musique. « Les artistes qui vivaient bien n’ont pas osé dire par peur qu’on les pointe du doigt. Tout le monde s’est tu et du coup, Internet s’est installé de manière un peu anarchique. »

Après son « Liberté Chérie Tour », qui prend fin en février 2019, l’artiste français enchaînera avec le peaufinage de la musique de la suite du film culte de Claude Lelouch, « Un homme et une femme », tournée cette année. Une musique co-signée avec le compositeur Francis Lai, disparu quelques jours après notre entretien. « C’est pour moi une grande fierté d’avoir un pied dans la musique de film. »

Calogero se dit qu’aujourd’hui, à 47 ans, « il n’y a pas de raison que ça s’arrête. Je ne sens pas faiblir l’inspiration. Au contraire, j’ai l’impression que plus je grandis, plus je vieillis, plus ma créativité s’ouvre ».