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Éric Antoine : « J’ai bâti ma carrière sur ma maladresse »

LES RESEAUX SOCIAUX

Venu présenter son show magicomique « Le Best-Of » le vendredi 27 avril dernier au Mahatma Gandhi Institute, Éric Antoine a séjourné au Royal Palm avec sa famille lors de son passage à l’île Maurice.

L’île Maurice n’est pas vraiment une terre inconnue pour Éric Antoine, qui avait fait le déplacement avec son épouse et assistante, Calista Sinclair, ainsi que leurs deux enfants, Raphaël et Ulysse. « C’est la sixième ou septième fois que je viens ici, et j’aime beaucoup en fait. Je trouve que je m’entends bien avec vous de manière générale. »

« Je connaissais déjà les hôtels Beachcomber, le Dinarobin Beachcomber, le Paradis Beachcomber, le Royal Palm, et puis maintenant le Canonnier Beachcomber. On a beaucoup de chance quand on est dans des lieux aussi paradisiaques », devait déclarer le magicien-humoriste français à l’issue d’une conférence de presse le 24 avril dernier au Canonnier Beachcomber.

Lui qui dit se dit sensible à l’« hyper-légèreté » du réalisateur américain Woody Allen et à l’absurdité des humoristes britanniques des Monty Python, se demande si ce n’est pas cela le sens de la vie. « Enlever de l’importance aux choses, désacraliser, c’est une manière de libérer ta pensée, et ça me plaît bien. C’est l’une des choses que je trouve à l’île Maurice. Il y a une légèreté ici, par exemple sur les religions, qui peuvent être très compliquées. Ici, les gens traitent la religion comme quelque chose de plus quotidien, de plus personnel. C’est plus proche de la célébration, alors qu’en France et dans bien d’autres pays, on est beaucoup plus dans le sérieux, dans le grave. »

 

 

 

Celui qui se décrit comme « le plus grand magicien du monde par la taille, pas par le talent » avec ses 2m07, joue désormais de sa taille et de sa maladresse. « J’ai juste été suffisamment distant pour me rendre compte que cette maladresse qui est la mienne n’était en fait pas un défaut, mais une qualité dans le regard de l’autre et qu’elle me donnait un côté finalement plus humain que la plupart des magiciens, qui pouvaient paraître trop froids, trop aseptisés », confie Éric Antoine. « Les gens vous parlent tout le temps de vos défauts. On me disait que j’étais maladroit, que j’étais pataud. Mais si finalement, ce n’était pas un défaut ? C’est là-dessus que j’ai bâti ma carrière. »

Après avoir entamé des études de médecine, puis de psychologie, il est vite revenu à ses premières amours. « J’étais très interpellé par le spectacle. Je m’intéressais au théâtre sous toutes ses formes, la technique, la lumière, la mise en scène, l’écriture... » À côté, il faisait également de petits boulots d’étudiant. « Je faisais un peu de magie dans les bars, les restos, les goûters d’enfants. »

Le déclic survient lorsqu’on lui demande d’animer une conférence sur l’illusion. « Il y avait un neurochirurgien, qui parlait de l’illusion d’un point de vue cérébral, un philosophe et moi, je venais comme un trublion à la fin, parler de l’illusion de mon point de vue de magicien. J’ai vu ces vidéos et pour la première fois, je me suis fait rire. Je me suis dit que si j’arrivais à me faire rire, à me surprendre, je devais être capable de surprendre les autres. C’est de là qu’est né le personnage. »

 

 

Le magicien-humoriste se fait connaître en 2006 grâce à la première saison de l’émission « Incroyable Talent » diffusée sur la chaîne française M6. Depuis 2015, il est passé de l’autre côté de la barrière et fait désormais partie du jury de l’émission. « Quand j’étais candidat, mon but, c’était de faire passer le meilleur moment possible aux téléspectateurs et au jury et maintenant, c’est de faire passer le meilleur moment possible aux candidats aussi. »

Sur scène, il fait preuve d’une énergie débordante, mêlant magie, humour et exubérance. « Comme mon esprit tire dans tous les coins continuellement, j’essaie de me restreindre pour garder une cohérence narrative. Mais aussi, je cherche cette diversité continuellement, parce que je ne veux pas entrer dans une boîte. Je n’ai pas envie d’être juste un magicien ou juste un humoriste, je n’ai pas envie d’être juste un magicien-humoriste. J’ai envie de mise en scène, de production, d’écriture. J’ai envie de livres, de cinéma, de beaucoup de choses… Et je ne vois pas pour quelles raisons je devrais m’en empêcher. »

Cela fait une quinzaine d’années que la magie opère et il espère qu’elle va durer encore longtemps, « que la magie va me dépasser et continuer à vivre bien au-delà de moi ».